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Mon producteur c’est MacGyver

L’autre jour, je discutais avec mon producteur (que nous appellerons Jerry) du livre « Le milieu n’est plus un point mais une faille » dont je vous parlais récemment. Et bien sûr, nous fustigions sur la production en France qui aujourd’hui tient plus du parcours...

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Trouver un producteur : quelques conseils

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, Autres, Cinéastes, Production, Réalisation, Écriture | Ecrit le 03-02-2010

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Par MG

Préambule : voici une pensée venue de l’intérieur, de ces entreprises que l’on appelle « sociétés de production ». Agent infiltré et rémunéré, j’officie au quotidien comme assistant de production (fonction hautement intéressante et polyvalente) pour l’un de ces maîtres de la pellicule que l’on appelle producteurs. Si je suis pris ou tué, vous nierez avoir eu connaissance de mes agissements, bien évidemment.

On parle tant et tant des difficultés à entrer dans le monde du cinéma qu’il est difficilement imaginables d’en voir la partie immergée, celle où des gens comme vous et nous travaillent sur nos films chéris. Et c’est lorsque la chance vous sourit que vous vous retrouvez tel Alice de l’autre côté du miroir, à regarder le monde extérieur tenter lui aussi d’intégrer cette « grande famille » du cinéma.

Or donc, comment aborder ce milieu extrêmement protecteur et réservé pour tout cinéaste qui se respecte ? Prenons le cas d’un auteur de scénario, qu’il soit scénariste ou (la plupart du temps) scénariste/réalisateur. Il est une tâche ardue, celle de devoir vendre son oeuvre à une société de production, seule à même de pouvoir créer le film. Et passer d’artiste à VRP ne s’improvise pas. C’est un peu comme chercher un emploi, ça demande une préparation en amont, et c’est souvent là que les choses se compliquent.

Je n’aurai pas l’arrogance de vouloir faire un état exhaustif d’un abécédaire d’une présentation de scénario, n’étant pas moi-même auteur, mais certains points semblent évidents pour ne pas être jeté dans les deux minutes à la corbeille. Et vu le peu de places à prendre, l’auteur a intérêt à soigner sa présentation.

Quelques petits trucs donc, après réception de quelques scénarios :

- Je passe les fautes d’orthographes, etc. non ?

- Sélectionnez votre producteur. Surtout si la société a quelques années d’existence, sa filmographie vous guide pour choisir parmi les centaines qui existent. Sinon c’est l’impasse assurée.

- Constituez un dossier simple : le scénario, le synopsis, une note d’intention, votre CV. Vous pouvez l’appuyer avec d’autres éléments (photos de pré-repérages, collaborateurs…), mais n’en faites jamais trop (dans l’épaisseur du moins). N’oubliez pas qu’ils reçoivent des dizaines de projets par semaine, et qu’ils ne sont pas obligés de les lire…

- De même, une présentation simple et sobre sera plus efficace qu’un enchevêtrement de style et d’effets visuels. Ça ne vous empêche pas d’avoir des idées ! Reliez l’ensemble des éléments pour faire plus efficace.

- Ne mélangez pas les pièces du dossier. Déjà vu : dans le scénario, à chaque séquence, un paragraphe expliquant l’intention de l’auteur. Brouillon, illisible et quelque peu insultant pour le lecteur. Généralement, s’il commence la lecture, il lira l’ensemble de votre dossier, et mieux vaut lui laisser la liberté d’imaginer l’histoire avant de lui en expliquer les tenants et les aboutissants.

- Ecrire une jolie lettre d’introduction à l’ensemble, en y laissant vos coordonnées. Ça fait bien, personnalisé et ça montre votre motivation !

- Ce qui peut montrer votre détermination, c’est aussi de porter votre projet en mains propres à chaque producteur. Plus contraignant, mais il faut se battre quelque fois pour se faire une place au soleil ! Evitez en tout cas l’e-mail anonyme, sans autre explications ; téléphoner à la production n’est pas inutile quelquefois.

Voilà quelques informations qui sont tirées de choses vues de l’intérieur, en espérant que cela puisse (un peu) servir. Il reste ensuite une bonne dose de chance, de contacts et de mystères dans toutes ces démarches. En espérant que rapidement vous n’ayez plus à vous présenter à un producteur, mais que ce soit lui qui vienne vous chercher…