Retour sur la Croisette

[ 5 juin 2010 | 1 Commentaire | Dans les catégories: Cannes 2010, par Zem ]

Après une semaine passée sur la Croisette, hors du temps et du rythme parisien, le retour à la vie normale est très dur pour certains, plus facile pour d’autres.

Pour ma part, l’expérience cannoise a été plutôt bénéfique et loin de ce à quoi je m’attendais en y allant, comme j’ai pu l’expliquer ici.

D’une part, Hephaistos et moi pensions pouvoir écrire pour le site de manière régulière et il s’est trouvé que notre emploi du temps n’était pas vraiment fiable tous les jours. Les moments pour écrire et trouver des sujets furent finalement rares. Même si nous avons par exemple fait la connaissance de Arthur Menard, un jeune réalisateur passionné et travailleur, qui tournait son documentaire sur l’envers du décor de Cannes (interviews des vigiles, des intervenants sur le festival, mais sans jamais y pénétrer). Nous devions le suivre une journée sur son tournage mais il a dû l’interrompre suite à des problèmes avec son équipe. Nous ne doutons pas que son projet se fera quand même et nous vous en reparlerons !

Les moments pour écrire étaient donc rares car d’autre part, nous étions également à Cannes pour nos projets personnels : Hephaistos rencontrait des gens pour un documentaire qu’il produit et moi et mon producteur Jerry (dont je vous parlais ici) devions rencontrer des partenaires pour un court métrage que je tourne en fin d’année.

Bref, entre les rencontres, les rendez-vous, les cocktails et les immanquables soirées, l’aventure cannoise a été très riche pour moi. Et il était très sympa de revoir à Cannes les personnes qu’on croise à Paris habituellement comme MG ou Bridget !

Mais je vais revenir sur quelques éléments-clés de ce festival.

Le Short Film Corner

Rendez-vous immanquable de tous les jeunes cinéastes du monde entier présents sur le festival pour son café gratuit et son légendaire happy hour de 17h, le SFC est un point de rencontre essentiel sur le festival. Les jeunes réalisateurs, comédiens et producteurs se rencontrent, certes au hasard car personne ne sait qui est qui (le point noir du SFC) ce qui peut amener à de belles surprises et l’on peut aussi se rendre compte que le monde est petit (une amie de Jerry m’a demandé de regarder le court dans lequel elle joue, et j’y ai découvert ma voisine de palier également au générique, true story !).

Il y a également des conférences sur la production, la réalisation et des sessions de pitch organisées par ShortsTV, par exemple. De quoi s’occuper chaque jour !

Mais là où ça fait mal, c’est de constater qu’on est définitivement pas seul et que la concurrence est là, sous nos yeux. Nombreux étaient les réalisateurs ou comédiens un peu déçus d’être lâchés au milieu des autres sans trop trouver leur place.

Et le nombre de films sélectionnés n’arrange rien : 1700 courts métrages du monde entier. « On a fait une sélection » nous a annoncé la personne à l’accueil. Mouais, pas convaincu. A 90 € l’inscription, je vous laisse faire le calcul…

Le Marché du Film

Le fameux ! Depuis le temps que j’en entends parler, j’ai enfin pu arpenter ses mystérieuses allées.

Mais à part y passer, je n’avais pas grand chose à y faire. C’est donc d’un oeil curieux et amusé que j’ai découvert une pléiade de films étranges et inconnus, dont la plupart exposent leur affiche souvent kitsch au possible alors qu’ils ne sont même pas tournés (The Monk, avec Vincent Cassel par exemple exposait son affiche géante alors que le tournage est prévu pour mars 2011). Bien sûr, c’est pour la recherche de financements, mais certains devraient vraiment s’abstenir…

En tout cas, c’est un endroit intéressant que nous aurons sûrement le loisir d’explorer davantage l’année prochaine !

Les cocktails

Encore une chose étonnante à laquelle je ne m’attendais pas en arrivant à Cannes : la facilité à ne pas dépenser d’argent. En effet, chaque jour a son lot de soirées (sur la terrasse Fujifilm du Martinez, au stand Kodak, etc.) et les petits fours et open bars sont légion. Et il n’est pas compliqué d’y entrer, pour peu d’être convaincant et de connaître au moins une personne à l’intérieur.

En dehors de cet aspect, on y fait également des rencontres et les cartes s’y échangent facilement, heureusement. On est quand même là pour travailler, non ?

Les films

Point noir de ma semaine au festival : les films. Je n’ai vu que deux longs métrages (Biutiful et Fair Game – cliquez pour les critiques) et la plupart des courts que j’ai visionnés étaient plutôt mauvais… En plus de cela, j’ai cette impression étrange que si je vais m’enfermer deux heures dans une salle (+ 1h30 d’attente avant…), je vais louper des choses qui pourraient se passer ici ou là, suite à un coup de fil impromptu de Jerry ou Hephaistos par exemple.

Mais promis, j’essaierai d’en voir plus l’année prochaine !

Au final, un Festival de Cannes très chargé et intéressant pour moi, plein de rencontres, bonnes surprises et moments de détente et de fête qui faisaient du bien au milieu de mon année parisienne. Une expérience à renouveler, même si cette année les conditions étaient plutôt idéales (appartement sur la Croisette, actualité…).

Mais un conseil pour ceux qui aimeraient y assister en 2011 : n’y allez pas sans une actualité chaude et surtout… sans accréditation !

1 commentaire »

  • Michael

    Le festival (ou plutot le marché) n’est pas tellement un endroit pour flâner. J’ai peu de pitié pour les gens qui restent agglutinés au Short Film Corner, car c’est un moyen relativement facile de rentrer au Marché – et c’est là que ça se passe. En une journée j’ai pû rencontrer et commencer des discussions productives avec l’un des repsonsables de la commission de films espagnol, ainsi que 2 co-producteurs potentiels. Ces rendez-vous n’étaient pas préparés d’avance (mea culpa). Je les ai eu car j’ai un projet viable sous le bras et savais comment en parler. Ca ouvre des portes beaucoup plus facilement. Et les projets viables se préparent longtemps à l’avance. A vos plumes, les gars!

    Sinon, effectivement j’adore les réceptions pour le monde qu’on y renocontre. Mais de nouveau, ça reste très fugace sans projet.

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