Cannes 2010: Fair Game – Film engagé, Bush dégagé

[ 21 mai 2010 | Pas de commentaire | Dans les catégories: Cannes 2010, Critiques de film, par Zem ]

Loin des films relatant la guerre en Irak sur le terrain, Fair Game nous montre un Washington corrompu que l’on pourra comparer à celui de la 7ème saison de 24.

Doug Liman, fidèle serviteur de l’industrie hollywoodienne (La Mémoire dans la Peau, Mr & Mrs Smith…), s’attaque ici à un scandale politique qui coûta la carrière de Valerie Plame Wilson, agent du CIA dénoncé par le directeur du cabinet de Dick Cheney.

Entre phrases effrayantes mais bien vraies sur le pouvoir qui font froid dans le dos et magouilles politiques mises en images, le film dénonce. Peut-être pas assez mais pour une grosse production, il y a déjà de quoi s’étonner (et se réjouir !). Les faits relatés sont réels, et c’est bien ça le plus incroyable dans cette histoire.

Certes, l’intrigue reste sommaire mais les rouages en sont très bien expliqués et l’indignation des personnages se transmet plus que bien au spectateur. Difficile de rester de marbre devant de telles injustices. Mieux vaut ne pas penser que ce que l’on ne sait pas doit être bien pire…

La réalisation, plutôt posée et efficace, est mise en valeur par une image complètement maîtrisée aux couleurs désaturées rappelant le travail fait sur The Box.

L’interprétation de Naomi Watts et Sean Penn est comme d’habitude de haute volée et confirme tout le bien que je pense de ces deux acteurs (renforcé par leurs choix de carrière, habiles et cohérents).

Le film se veut donc engagé et n’hésite pas à nous rappeler qui sont les méchants de ce monde, ce qui n’arrive que trop peu à mon goût. Fair Game est le complément idéal de Harvey Milk si vous voulez vous faire une soirée à thème « Sean Penn + films qui remuent ». A voir.

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