Cannes 2010 : J’y suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu

[ 22 mai 2010 | 1 Commentaire | Dans les catégories: Cannes 2010, Par Mg ]

Un premier Cannes a toujours un goût un peu spécial. Du moins, on peut le dire après en avoir terminé avec une grande semaine passée autour et dans le Palais du Festival. Entre le souvenir d’un Festival tout en paillettes vu par le petit écran, et la réalité de la Promenade, il n’y a qu’un pas. Petit guide pour les prochaines années.

Quand on arrive à Cannes, il faut se rendre à l’évidence : le Festoch’ de Cannes, c’est enfermer 30 000 professionnels et/ou cinéphiles dans quelques mètres carrés, grosso modo le long de la Méditerranée entre la plage où se déroule les festivités nocturnes, les hôtels pour les cocktails, le Palais pour les Films et quelques tentes ici et là pour les sponsors. Une fois dedans, à vous de jouer.

En premier, l’accréditation. Le plus dur étant de la demander, son retrait est des plus faciles. Et son importance vitale. Cette petite carte vous permettra de passer partout. Ensuite, vous aurez l’envie justifiée de voir un film. Voire d’aller en projection officielle, fou que vous êtes. Il faudra alors récupérer une invitation, fournie le plus souvent par le service qui vous a accrédité. C’est alors la compétition pour récupérer les quelques places disponibles (il faut souvent retirer ces invitations deux jours avant la séance). Une fois le sésame en poche, l’accréditation au cou, il ne vous reste qu’à arriver en avance à la séance. Car malgré sa gigantesque organisation, Cannes parvient la plupart du temps à démarrer ses séances pile à l’heure.

Voilà pour l’heureux participant. Pour le public, c’est plus dur. On découvre tout un monde underground autour du Palais, la plupart étant des cinéphiles convaincus ou des fans absolus désirant assister à une séance, quelle qu’elle soit (évidemment plus prestigieuse elle est, plus c’est dur d’en être). Retrouvez donc ces nobles citoyens qui vont passer des heures durant, petite écriteau en main devant le Palais pour quémander une des fameuses invitations auprès de professionnels qui peuvent se retrouver avec un surplus de dernière minute. Oui, c’est aussi ça Cannes, une certaine improvisation dans son emploi du temps, et un commerce de places en direct (et normalement sans frais).

Sous le Palais, vous retrouvez le sympathique Marché du Film, sous-sol fantasmagorique où se retrouvent les acheteurs et vendeurs de films du monde. Vous pourrez y flâner pour retrouver séries B ou Z venant d’Asie ou d’Amérique du Sud, et tout aussi bien les gens de Canal+ que de TF1. Bref, dans quelques mètres carrés toute l’industrie se croise et se rencontre au gré de rendez-vous décidant ou non des films à venir. C’est là la force du Festival, qui étend cela aux institutionnels ou industries, qui trônent également sur d’autres endroits, créant des espaces de rencontres de premier ordre (et de cocktails aussi). On n’oubliera pas le Short Film Corner, espace vital et de premier plan pour les jeunes cinéastes et les courts métrages.

Passé le côté professionnel, et après quelques projections et rendez-vous, il vous faudra décompresser. Pour cela, pas de soucis, tout est pensé. Les espaces de rencontre sont nombreux sur la Croisette, entre les terrasses de hôtels réservées par telle ou telle compagnie, les bords de plage privatisés et les nombreux évènements tout au long du Festival. Il ne vous restera qu’à chasser le carton d’invitation, la personne à contacter et autres bons contacts. Mais là aussi, c’est un jeu de pouvoir qui s’organise chaque soir (ou journée) pour pouvoir entrer au bon endroit. Dans tout ça, vous pouvez gagner beaucoup de temps et d’avantages, bars ou buffets offerts, du Stand Nescafé aux soirées organisées. Cannes, si on s’y prend bien, ça ne coûte pas grand chose.

Avec tout ça, le Festival de Cannes offre pour le cinéphile et/ou le professionnel de nombreuses activités et un potentiel de rencontres énorme. Il vous restera à vous occuper d’un logement pas trop loin, car vous dormirez peu, et de profiter du soleil (enfin, cette année il était là). Une dizaine de jours pied au plancher, à courir entre la sélection officielle, la quinzaine des réalisateurs, la semaine de la critique, les séances spéciales, les rediffusions (oui, quand même, si vous n’avez pas envie de monter les marches, chaque film est rediffusé une ou plusieurs fois dans des salles annexes, sans compter les nombreuses séances de films inconnus tirés du Marché), les cocktails, les rendez-vous, les soirées… Et si finalement tout cela est extrêmement éphémère, il faut bien avouer que c’est très plaisant.

Reste donc à ne pas oublier qu’ensuite, on retourne au boulot.

1 commentaire »

  • Hephaistos

    Mg, le roi des soirées Cannoises!

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