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A voir: le joyeux monde d’Alex

Alex, fervent lecteur et commentateur sur notre blog, vit dans un monde joyeux. Son monde est fait de films, plus ou moins biens, dont ils nous livre régulièrement la critique, avec une note sur 20 qui va avec. S’insurgeant (à juste titre !) des films dont le titre a été maltraité pour la...

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James Gray’s Anatomy

Ecrit par Aineka | Dans les catégories A voir, Par Aineka | Ecrit le 13-01-2010

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Cette semaine, Canal + met à l’honneur un réalisateur qui j’apprécie particulièrement : James Gray.

La manière dont il insuffle de la tragédie dans ses drames, que ses polars traitent d’avantages d’histoires familiales que de flingues et de costards, son goût pour les conflits internes, la manière dont il film New York… c’est ce que j’admire chez lui. Son cinéma et notamment « We own the night » est une forte source d’inspiration pour un scénario que je suis en train d’écrire.

A partir de Mercredi 13 janvier au soir, sur Canal + Cinéma, vous pourrez voir Little Odessa, The Yards et Two Lovers.

Jeudi 14 janvier 2010 à partir de 20h45 : le film Two Lovers sera suivi du documentaire James Gray’s Anatomy, à 22h30.

C’est un documentaire français de 52 min à l’initiative de la chaine, réalisé par Jean-Pierre Lavoignat, Christophe d’Yvoire et Nicolas Marki.

L’équipe est parti à la rencontre du réalisateur à New York. Entre cinéphile et intimité. Le cinéaste s’est laissé filmer, se dévoile et donne de nombreuses anecdotes sur ses tournages en accordant près de 7 heures d’interviews (courage pour le montage). Il dévoile ainsi que dans les familles russes, « les vides entre les mots sont plus signifiants que les mots ». Cela nous permettra sans doute de comprendre davantage ses films.

Si comme moi vous ne pourrez pas voir ce documentaire, je vous invite à une séance de rattrapage.

Ci-dessous, vous pouvez revoir sa Master Class qui fut organisée en décembre 2008 au Forum des Images. Cette vidéo est très intéressante, car il évoque de nombreuses choses qui nous intéressent sur ce site. Il traite notamment de la question « pour qui fait-on un film ? », même s’il déteste ses propres films une fois terminés. Il parle du travail d’investissement des acteurs d’ancienne génération, comme James Caan ou Robert Duvall, ou plus jeunes comme Joaquin Phoenix. Il est parfois amusant, lorsqu’il imite Martin Scorsese sur la question de la difficulté de garder la motivation sur toute la durée de préparation des projets. Il aborde ses rapports difficiles avec les studios et les producteurs Hollywoodiens, et de nombreuses autres choses. Ce rendez-vous dure plus d’une heure.

Je n’étais pas présent, mais j’avais eu l’occasion d’assister à la projection deux jours auparavant de son premier film, Little Odessa. Il n’avait que 24 ans lorsqu’il le réalisa, tout juste sorti de son école de cinéma. Je me souviens avoir vraiment apprécié ce premier film et l’entretien qui a suivi. Je vous invite donc à le découvrir si vous ne le connaissez pas.

Cette Master Class est doublée par l’interprète française. Vous pouvez aussi trouver cette interview entièrement en anglais sur le site du forum des images, ainsi que d’autres rencontres en vidéo.

Les projets de ce cinéaste sont plus que flous :

Entre le biopic « Lost city of Z« , où Brad Pitt (qui sera aussi producteur) incarnera un explorateur parti à la recherche de l’Eldorado avant qu’il ne sombre dans la folie… ou encore un scénario original centré sur le voyage d’astronautes entre la Terre et Mars. Cela me laisse perplexe pour son avenir même si j’ai confiance en son sens du cinéma.

Espérons juste que l’on attendra pas 5 ans avant le prochain…

Les fictions françaises au pied du mur (2/2)

Ecrit par Haraxome | Dans les catégories Analyses, Par Haraxome | Ecrit le 26-10-2009

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Suite de notre dossier sur les fictions françaises.

Paris enquêtes criminelles - L'homme au scalpelCinq mois plus tard, TF1 (quelle ténacité) remet ça avec Section de Recherches, qui cette fois tente de cloner FBI : Portés disparus, gros succès de France 2. L’audience est là mais ne parvient pas à égaler le géant américain, en tête avec une moyenne de 500 000 inconditionnels en plus. France 3 s’est également laissé tenter avec Adresse Inconnue, une pâle copie de FBI : Portés disparus. Et pour finir, le comble du vide scénaristique, Paris Enquêtes Criminelles sur TF1, a transposé à l’identique les histoires de New York Section Criminelle, mais en région parisienne, avec un Vincent Perez qui est pourtant un très grand acteur, imitant jusque dans les moindres gestes son homologue américain, Vincent D’onofrio. La liste de toutes ces fictions pathétiques étant tellement longue, j’ai donc cité à mon sens les points les plus évidentes.

Niveau zéro de l’originalité, ces séries s’acharnent à transporter chez nous un univers typiquement américain, ainsi que les codes et les fantasmes qui vont avec. Elles traduisent de manière criante un complexe d’infériorité de nos séries envers leurs concurrentes américaines. Non seulement ces programmes empêchent des idées plus originales de trouver leur place, mais elles polluent durablement notre vision de la fiction française. En effet, face à la domination artistique et commerciale des productions hollywoodiennes, à chaque nouveauté hexagonale, on se tourne vers l’ouest. Même les concepts 100% français ne résistent pas à la tentation comparatiste.

Le travail, le travail.

mission-impossiblePourtant, il existe un secret de fabrication qui est d’une simplicité évidente : La méthode de travail. Les grandes séries américaines fonctionnent avec un seul mot d’ordre : solidarité. Un travail d’équipe autour d’une tête pensante comme, pour la comparaison, la série Mission : Impossible, mais où chaque personne et chaque geste comptent. Il n’y a pas de petit rôle ni de petite fonction. Le figurant est presque aussi important que l’acteur principal, afin d’obtenir un résultat flirtant avec la perfection, en accord avec le scénario. Le scénariste décide de tout. Du choix des comédiens pour les rôles qu’il a imaginés jusqu’au réalisateur, si ce n’est pas lui-même qui réalise. Il a la possibilité de remodeler ses épisodes à sa guise, sollicitant régulièrement le public, par le biais d’un sondage pour ce qui est de la courbe dramatique ou du sort d’un personnage.Tout ceci est également valable pour les séries anglaises, liées à une tradition du théâtre qui remonte à Shakespeare. Le spectacle, c’est beaucoup de travail, beaucoup d’humilité, beaucoup de travail, beaucoup de solidarité, beaucoup de travail, et beaucoup de respect pour le travail des autres et pour le public.

Méthode française.

ennuiEn France, en revanche, règne le chacun pour soi. Le projet du scénariste est réécrit, reformaté, nivelé au plus bas par des producteurs et responsables de chaînes, puis dirigé par un réalisateur qui, lorsqu’il n’est pas sans talent et imbu de lui-même, doit réadapter une fois de plus, sans respect de l’esprit du projet original.

Souvent, les acteurs sont très mauvais, choisis par la chaîne sur des critères qui n’ont rien d’artistiques, ils n’en font qu’à leur tête, en ne respectant ni le réalisateur, ni le texte qu’on leur demande de jouer… ni le public.

Le scénariste quant à lui, n’aura pas son mot à dire et sera contraint d’assister au massacre de son projet. Une chaîne sort du lot, c’est une nouvelle fois Canal +. Cette chaîne visionnaire a pour but d’ouvrir ses portes aux créateurs originaux et novateurs, par le biais de ses appels à projets;

Scénaristes, acteurs, réalisateurs, ou les trois à la fois, débordant d’imagination et de créativité… FONCEZ !

Pour conclure, sachez que les causes de la médiocrité des fictions télévisées françaises, c’est d’abord dans la médiocrité des attitudes et des comportements, chez les diffuseurs et les professionnels, qu’il faut les chercher..

Et vous, que pensez-vous des fictions françaises ?

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A lire également sur notre blog: Séries TV: la méthode française

Les fictions françaises au pied du mur (1/2)

Ecrit par Haraxome | Dans les catégories Analyses, Par Haraxome | Ecrit le 23-10-2009

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J’aimerais crier mon indignation en ce qui concerne la médiocrité des fictions françaises, que les chaînes ont pour coutume de nous présenter, à l’exception il faut bien le dire, de Canal +.

Je m’explique.

hollywoodPlutôt que de se demander ce qui ne va pas chez nous et y trouver une solution des plus évidentes, les producteurs et/ou diffuseurs français partent outre-atlantique chercher ce qu’ils pensent être la recette miracle du succès. Au final, nous avons le plaisir de goûter à des fictions pouvant entraîner un écoeurement, voire une intoxication.

En somme, un enchaînement d’échecs cuisants. Pour quelles raisons n’arrivent-ils pas à faire aussi bien que leurs homologues américains ?

Tout cela est très simple.

Tout d’abord, la télévision française ne fonctionne pas comme la télévision américaine. Nous n’avons pas les mêmes codes, les mêmes méthodes de travail, le même budget et encore moins le même savoir-faire face aux monstres hollywoodiens ! Par exemple, pour « Les Experts », « Dr House » ou encore « Grey’s Anatomy », ce sont les scénaristes qui décident de tout. Organisés en groupe d’écriture, ils possèdent une latitude que les chaînes françaises, à l’exception notable de Canal + (encore eux) et Arte, ne semblent pas prêtes à accorder à nos créateurs et/ou scénaristes (ils sont généralement les deux à la fois.).

Frileux de valider des projets inédits et novateurs risqués mais qui en valent la chandelle et de loin, elles tentent donc de s’inspirer d’une production qu’elles n’ont hélas pas les moyens d’égaler, à savoir qu’un épisode d’une série française coûte en moyenne un million d’euros, ce qui est au moins cinq fois moins qu’un épisode d’une série américaine.

hopitalLe péché mignon des productions et diffuseurs français est le « copié-collé ». « Je m’inspire d’une série américaine à succès, et j’essaye de la faire à l’identique », jusqu’à la coupe de cheveux de l’acteur. Je vise particulièrement la série phare qui vous a sans doute marqué pour les restants de vos jours, décrochant au passage un Gérard (récompensant les plus gros navets, films comme séries) dans la catégorie de la «série française qui veut faire States au départ mais qui fait française à l’arrivée.» Je veux bien entendu parler de L’Hôpital, lancé en septembre 2007, qui n’est autre qu’un vulgaire, très vulgaire plagiat de la série à succès Grey’s Anatomy. Mêmes histoires, mêmes personnages (avec la coupe de cheveux qui va avec), et également une voix-off qui semble s’endormir au fil du temps.

Tellement vulgaire que cette série pompeuse n’a duré que le temps d’une saison, étant donné l’audience faible qu’elle a réalisé. Un échec pour la chaîne TF1 qui se disait sûre d’elle, en voulant surfer sur le succès des séries médicales.

Parlons également de RIS.

risA son lancement, TF1 (décidemment), explique avec fierté que ce n’est pas un plagiat des Experts, mais une simple reprise d’un projet italien… Lui-même clairement sous l’influence des Experts. Les audiences sont certes au rendez-vous, mais on doute de l’intérêt du projet qui reste ni plus, ni moins, un copié-collé studieux de la franchise américaine. A savoir tout de même que les audiences ont baissé depuis la Saison 3, jour où Jean-Pierre Michael a quitté la série car il était en désaccord avec la chaîne quant aux nouveaux scénarii qu’elle voulait imposer, détruisant alors l’accroche principale des deux saisons précédentes.

Les scénaristes pourtant d’accord avec Jean-Pierre Michael, n’ont eu guère le choix que de suivre les directives de la chaîne au risque de se faire remercier.
De la saison 2 à la saison 4, la chaîne à perdu près de 3 millions de téléspectateurs.

Retrouvez la suite du dossier ICI.

L’Hebdo Cinéma sur Canal +: au secours!

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, par Zem | Ecrit le 10-10-2009

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elise-chassaing-sexy-robe-1Ça faisait un moment que j’étais pas tombé sur l’Hebdo Cinéma sur Canal + (depuis Daphné Roulier en fait), et comme je me suis miraculeusement levé avant midi aujourd’hui, je me suis dit « allez, on va regarder ça ». Erreur.

Une émission sur le cinéma sur une chaîne hertzienne un samedi à midi, y a du potentiel, c’est le moins qu’on puisse dire. En plus avec une présentatrice aussi jolie, Elise Chassaing. Mais ça ne serait pas plutôt pour détourner notre attention du pauvre contenu de l’émission ?

En effet, j’ai cru assister à une énorme page de publicités.

Interview de Michael Douglas à propos des films US indépendants: une question. Interview de Max Records pour le nouveau Spike Jonze, Max et les Maximonstres: une question (débile). Sujet sur Clones, avec Bruce Willis: une question extraite de la conférence de presse, et j’en passe. En clair, pas une seule véritable interview.

Pour les sorties de la semaine, ne comptez pas sur Canal + pour vous dire ce qu’il faut aller voir, on vous offre quelques secondes de la bande annonce et bien sûr, aucun film n’est mauvais.

Enfin, le bonus de fin d’émission, c’est un peu le clou du spectacle: la bande annonce de Shutter Island de Martin Scrosese. Waouuuu, trop inédit !

cinema_cinemas_1Bref, même si dans l’ensemble quelques sujets sont intéressants (Juliette Binoche qui parle du Paris de Klapisch dans une école de cinéma à New York pour la sortie du film là-bas, par exemple), la rapidité avec laquelle ils sont abordés puis zappés fait que toute l’émission ressemble plus au sommaire d’une VRAIE émission qu’à autre chose. Au secours !

Dommage. Canal +, un des plus gros investisseur et créateur du cinéma français (et mondial !) nous offre 30 minutes de promo de supermarché en guise d’émission sur le cinéma ? De qui se moque-t-on ?

A quand le retour de Cinema Cinemas, ou simplement d’une vraie émission sur le cinéma?

Le documentaire dans tous ses états

Ecrit par Zem | Dans les catégories A voir, par Zem | Ecrit le 29-09-2009

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Du 12 au 17 octobre 2009, Dixit organise à Paris la formation « Le documentaire dans tous ses états » dont voici le programme:

Lundi 12 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Patricia Boutinard-Rouelle – France Télévision
Le documentaire sur l’ensemble des chaines du groupe France Télévision

14h30 – 18h
Intervenant : Pierrette Ominetti – Directrice de l’unité Documentaire d’ARTE
La politique d’Arte – le travail avec les producteurs et les réalisateurs

Mardi 13 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Caroline Roussel – ARTUROMIO
La négociation avec les chaînes

14h30 – 18h
Intervenant : Dana Hastier – France Télévision
Les documentaires Histoire et Culture sur France Télévision

Mercredi 14 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Carlos Pinsky – France Télévision
Les documentaires de société sur France Télévision

14h30-18h30
Intervenant : N.C – le web documentaire, situation et prospective.

Jeudi 15 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Christine Cauquelin – CANAL +
La politique de Canal+ – la collaboration avec les producteurs

14h30 – 18h
Intervenant : Anne Roucan - FRANCE 2
Le pitch efficace

Vendredi 16 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Olivier Stroh – Chaines DéCOUVERTES
La politique des chaînes découvertes

14h30 – 18h
Intervenant : Nathalie Chesnel - Directrice MEDIADESK FRANCE
L’ Europe du documentaire / les aides européennes

Samedi 17 octobre 2009

9h30 – 13h
Intervenant : Benjamin Ternynck – KWANZA
L’international

14h30 – 16h30
Intervenant : Christophe Nick – Réalisateur et Producteur
Des cas d’école

17h
Bilan avec Jean-Pierre Fougea

Toutes les infos de financement et inscription sur cette page.