Projectionniste : un métier en danger
Ecrit par Zem | Dans les catégories Interview, par Zem | Ecrit le 09-01-2010
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Le métier de projectionniste, s’il est peu connu du grand public, est bien sûr essentiel au cinéma. Mais avec l’arrivée du numérique dans les salles de cinéma, c’est un métier qui se trouve en position délicate.
Portrait de Stéphane, projectionniste dans un cinéma Art & Essai à Arles, Le Méjan.

Parcours d’un projectionniste.
Je travaille actuellement dans un cinéma d’Art & Essai de 3 salles où je suis projectionniste polyvalent, c’est-à-dire qu’en plus de la projection, je fais la caisse et le ménage dans les salles.
En 4 ans, j’ai vu qu’on attend toujours les films qui vont générer le plus de chiffre d’affaire, on ne parle pas d’Art dans les cinéma mais bien de chiffre d’affaire. Donc en thermes de CA, le cinéma se porte pas trop mal. Avec la crise, les gens vont plus au cinéma, principalement pour voir des comédies. Les chiffres par rapport aux années précédentes sont en évolution. Pour moi, au niveau artistique, cette année a été assez mauvaise. Entre les nombreux remakes américains, les suites, les films français qui racontent toujours les mêmes histoires, l’année est particulièrement triste. Même la 3D est encore pauvre en scénar digne de ce nom (interview réalisée avant la sortie d’Avatar ;) n.d.a). Je me tourne de plus en plus vers le cinéma indépendant ou des surprises peuvent pointer leurs nez à tout moment.
Place Nina Berberova, 13200 Arles
Il est situé au bord du Rhône dans un bâtiment abritant les éditions Actes Sud, les librairies Actes Sud, un restaurant marocain ainsi qu’un hammam. C’est un petit cinéma de quartier indépendant. Nous avons 3 petites salles de 99, 67 et 65 places. La plus grande salle est équipée d’un projecteur numérique (il y a un an maintenant ; plus petit projecteur numérique d’Europe à l’époque) et les 3 projecteurs 35mm sont des Victoria 5. Le blog du cinéma : http://lemejan.webs.com/






Je me suis dit – et Aineka qui a assisté à la projection avec moi s’est dit la même chose – « Comment parler de ce film ? ». En effet, l’histoire peut s’expliquer par la fin du film. Mais dans ce cas, on ne rien en dire. On peut parler des questions qu’il soulève, des thèmes qu’il aborde… Mais l’histoire en elle-même est tellement complexe tout en se résumant si facilement. Mr. Nobody nous fait réellement perdre nos habitudes, mais est-ce un mal ? Je ne crois pas.
Mais vraiment, ce qui m’a marqué, c’est la réussite technique du film. Le montage (qui a mobilisé 9 personnes en tout sur plus d’un an !) est complexe et les transitions sont habiles. Les scènes s’enchainent intelligemment et même si on n’arrive pas toujours à mettre le doigt sur l’histoire que l’on suit, on se laisse emporter par les images en sachant au fur et à mesure que la suite ne pourra que nous surprendre.
Ça faisait un moment que j’étais pas tombé sur l’Hebdo Cinéma sur Canal + (depuis Daphné Roulier en fait), et comme je me suis miraculeusement levé avant midi aujourd’hui, je me suis dit « allez, on va regarder ça ». Erreur.
Bref, même si dans l’ensemble quelques sujets sont intéressants (Juliette Binoche qui parle du
En sortant du film « The time that remains » d’Elia Suleiman, j’ai eu la sensation d’avoir assisté à un film trop personnel. Et donc je trouvais intéressant de vous faire partager cette réflexion : pour qui faisons-nous nos films ? Si tant est que les films appartiennent à leurs réalisateurs de nos jours…
