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Mr. Nobody: l’orgasme visuel

Ça m’est arrivé 3 fois en un peu moins de 10 ans. Tout d’abord, Amélie Poulain en 2001. Ensuite, 99 Francs en 2007. Et Mr. Nobody en 2009. Trois claques cinématographiques. Trois films qui m’ont scotché dès les premières secondes et jusqu’aux dernières. Et en y réfléchissant,...

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Projectionniste : un métier en danger

Ecrit par Zem | Dans les catégories Interview, par Zem | Ecrit le 09-01-2010

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Le métier de projectionniste, s’il est peu connu du grand public, est bien sûr essentiel au cinéma. Mais avec l’arrivée du numérique dans les salles de cinéma, c’est un métier qui se trouve en position délicate.

Portrait de Stéphane, projectionniste dans un cinéma Art & Essai à Arles, Le Méjan.

projectionniste

Parcours d’un projectionniste.

Je me nomme Stéphane Feuilloley, j’ai 38 ans. Je vis sur Arles (13) avec mon amie et notre jeune fils de 4 ans et demi. Mon parcours au départ n’a rien à voir avec le cinéma puisque j’ai passé un BAC G3 (commerce) et raté un BTS action commercial.

J’ai bossé en tant qu’interim dans pas mal d’entreprises sur divers postes avant de travailler 10 ans en tant que responsable de magasin pour Europa Discount (ED). Suite à un accident de travail ne me permettant plus d’exercer mon métier et grace à un plan de reclassement, j’ai passé un CAP d’opérateur projectionniste en 2006. Pourquoi ce CAP ? Hé bien ma passion pour le cinéma + un ami projectionniste, et me voilà changeant radicallement de voie !

Mes goûts cinématographiques se portent avant tout sur le fantastique en général (horreur, SF, etc.) mais j’adore le cinéma depuis sa création. Je suis fan de films comme « Freaks », « Frankenstein », « Nosferatu » mais aussi de « Certains l’aiment chaud », « 12 hommes en colère » ou encore « Fight Club ». Je pourrais citer ici des centaines de films et de réalisateurs comme Russ Meyer ou Alexandre Aja !

Un métier de passionné, où la polyvalence est au service du cinéma.

le_mejan1Je travaille actuellement dans un cinéma d’Art & Essai de 3 salles où je suis projectionniste polyvalent, c’est-à-dire qu’en plus de la projection, je fais la caisse et le ménage dans les salles.

Pour la projection, ma semaine commence le mercredi, jour des sorties de films, jusqu’au mardi, fin de semaine  cinématographique. Mardi et mercredi sont mes plus grosses journées puisque ce sont ces jours ou je reçois les films à monter (plusieurs bobines à monter ensemble pour en faire une seule représentant le film dans son intégralité en 35mm) et je démonte (phase inverse) pour un départ vers d’autres cinémas ou au stock. Le reste du temps, en alternance avec un second projectionniste, j’encaisse les spectateurs avant d’envoyer les films. J’ai, au préalable, chargé (mis en place) le film sur le projecteur et j’enclenche l’automatisme afin que le film soit projeté sur l’écran. Une fois les séances finies, je fais le ménage dans les salles.

En outre, je fais l’entretien des machines une fois par semaine, l’affichage dans le cinéma des programmes et des affiches de cinéma et je mets en place les programmes sur le blog que j’ai créé pour le cinéma. Durant la projection d’un film, je reste une majeure partie du temps à la caisse pour renseigner les gens de passage.
Régulièrement, je monte dans la cabine de projection pour vérifier que tout fonctionne parfaitement. Je dois être réactif immédiatement en cas de problème ou de panne pour réparer au plus vite et tenir les spectateurs au courant pour éviter au maximum le mécontentement.

A propos de la publicité au cinéma.

Autrefois, je bossais dans un cinéma grand public avec 4 à 5 séances par jour pour une rentabilité maximum. Les projections étaient constituées de bandes annonces, de pubs et du film. On m’imposait donc de mettre telle BA sur tel film mais par contre les pubs devaient être les mêmes sur tous les films. Etant donné l’origine régionale de nos pubs, j’avais un tableau me permettant de savoir les dates de passage pour chaque pub. En effet, les magasins peuvent payer un temps précis pour les passages à l’écran (1 jour, 1 semaine ou plus), le programmateur pub (ici Publicinex) se chargeant de recontacter leurs clients.

Donc pour des pubs longues durées, j’avais 4-5 exemplaires que je passais tout le temps, je vous raconte pas l’usure d’une bande au bout de 6 moins ! J’ai toujours trouvé pénible de perdre du temps à monter des pubs devant un film. Ca n’a aucun intérêt pour les spectateurs (sauf pour les habitués qui se marrent en imitant la voix-off  nasillarde vantant le superbe carrelage vendu dans la zone commerciale du coin). Mais si jamais je ne passais pas une pub et que le patron du magasin concerné était dans la salle à ce moment précis, j’étais bon pour une petite lettre recommandée.

Aujourd’hui, je revis ! Quand j’envoie les films, je ne suis pas obligé de rester 15 minutes à côté des projecteurs pour changer les formats entre pubs et films (c’était pas automatique à l’époque ou j’y étais). Je ne m’embête plus avec les calendriers de départ et d’arrivée des pubs (au moins 1 ou 2 par mois). Et surtout, les gens sont ravis de ne pas avoir ça à supporter ! Il y en a déjà trop à la télévision…

Quelle santé a le cinéma aujourd’hui ?

le_mejan2En 4 ans, j’ai vu qu’on attend toujours les films qui vont générer le plus de chiffre d’affaire, on ne parle pas d’Art dans les cinéma mais bien de chiffre d’affaire. Donc en thermes de CA, le cinéma se porte pas trop mal. Avec la crise, les gens vont plus au cinéma, principalement pour voir des comédies. Les chiffres par rapport aux années précédentes sont en évolution. Pour moi, au niveau artistique, cette année a été assez mauvaise. Entre les nombreux remakes américains, les suites, les films français qui racontent toujours les mêmes histoires, l’année est particulièrement triste. Même la 3D est encore pauvre en scénar digne de ce nom (interview réalisée avant la sortie d’Avatar ;) n.d.a). Je me tourne de plus en plus vers le cinéma indépendant ou des surprises peuvent pointer leurs nez à tout moment.

Un coup de gueule ?

Des dizaines ! Les projectionnistes sont considérés comme la dernière roue du carrosse, les gens sont des porcs et n’ont aucun respect mais ça c’est partout pareil, à quand des films de qualité pour nous éviter un prochaine lobotomie ? Et surtout, attention au cinéma numérique qui amènera la mort du métier de projectionniste s’il n’est pas géré comme il faut…

A propos du cinéma Le Méjan.
Place Nina Berberova, 13200 Arles

le_mejan3Il est situé au bord du Rhône dans un bâtiment abritant les éditions Actes Sud, les librairies Actes Sud, un restaurant marocain ainsi qu’un hammam. C’est un petit cinéma de quartier indépendant. Nous avons 3 petites salles de 99, 67 et 65 places. La plus grande salle est équipée d’un projecteur numérique (il y a un an maintenant ; plus petit projecteur numérique d’Europe à l’époque) et les 3 projecteurs 35mm sont des Victoria 5. Le blog du cinéma : http://lemejan.webs.com/

Un énorme merci à Stéphane pour sa disponibilité, ses photos et sa passion !
Si vous aussi exercez un métier du cinéma et que vous voulez en parler, le faire découvrir, pousser un coup de gueule, n’hésitez pas à nous contacter.

Audiomachine, compositeurs de bandes annonces

Ecrit par HusoBey | Dans les catégories A écouter, par HusoBey | Ecrit le 21-12-2009

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En regardant la bande annonce d’Avatar, ce qui a particulièrement attiré mon attention, c’est la musique utilisée en deuxième partie.

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Après mes multiples recherches, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’Audiomachine, un groupe dont on ne sait que très peu de choses mais qui est spécialisé dans la musique pour bandes annonces. Après avoir écouté quelques unes de leurs compositions, je ne peux que vous conseiller d’en faire de même : le style épique m’a littéralement transporté !

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Curieusement, leurs albums sont introuvables sur le net, mais vous pourrez écouter quelques morceaux ici :


Jusque là, je ne savais pas que des compositeurs de musique de trailers existaient… et vous ? D’ailleurs si vous avez des infos sur eux, je suis preneur !

Mr. Nobody: l’orgasme visuel

Ecrit par Zem | Dans les catégories A voir, Critiques de film, par Zem | Ecrit le 05-12-2009

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Ça m’est arrivé 3 fois en un peu moins de 10 ans.

Tout d’abord, Amélie Poulain en 2001. Ensuite, 99 Francs en 2007. Et Mr. Nobody en 2009.

Trois claques cinématographiques. Trois films qui m’ont scotché dès les premières secondes et jusqu’aux dernières.

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Et en y réfléchissant, ils ont certains points communs. Ce sont tout d’abord des films très réussis techniquement. Les plans sont maitrisés, la photo est impeccable, les décors riches et les effets visuels excellents. La mise en scène est très recherchée et certains plans sont à se retourner l’esprit.

Mais il y a aussi cette faculté à briser les codes, à jouer avec nos habitudes de spectateur et à réussir à nous chambouler de cette manière. Le réalisateur Jaco Van Dormael aime jouer avec ses spectateurs.

Mr. Nobody est un film sur le temps. Sur le choix. Sur les rêves. Sur la vie. Sur l’amour. Sur tout et rien. Sur tout le monde et personne. Il est complexe, réfléchi, cérébral, libre, électrique, philosophique.

handsJe me suis dit – et Aineka qui a assisté à la projection avec moi s’est dit la même chose – « Comment parler de ce film ? ». En effet, l’histoire peut s’expliquer par la fin du film. Mais dans ce cas, on ne rien en dire. On peut parler des questions qu’il soulève, des thèmes qu’il aborde… Mais l’histoire en elle-même est tellement complexe tout en se résumant si facilement. Mr. Nobody nous fait réellement perdre nos habitudes, mais est-ce un mal ? Je ne crois pas.

Je suis partisan du doute. Douter, c’est parfois bien. Se remettre en question, ça a du bon. Donc ce film m’a parlé, autant qu’émerveillé par sa diversité. D’une station spatiale en approche de Mars aux amourettes d’ados en passant par un pied qui écrase une maison, Mr. Nobody a de quoi surprendre et faire douter.

Un petit mot sur les acteurs, tous excellents. Jared Leto prend ici une nouvelle dimension: les scènes où il joue le vieillard sont bluffantes. Les jeunes acteurs sont tous très bons et Rhys Ifans (que j’ai adoré dans ce clip !) porte une douleur qui transparaît à l’écran.

photo-2-du-film-m-nobodyMais vraiment, ce qui m’a marqué, c’est la réussite technique du film. Le montage (qui a mobilisé 9 personnes en tout sur plus d’un an !) est complexe et les transitions sont habiles. Les scènes s’enchainent intelligemment et même si on n’arrive pas toujours à mettre le doigt sur l’histoire que l’on suit, on se laisse emporter par les images en sachant au fur et à mesure que la suite ne pourra que nous surprendre.

Je ne sais pas vraiment si j’arriverai à convaincre qui que ce soit de voir ce film avec cet article, car ce n’est pas vraiment une critique; et j’ai l’impression d’avoir aimé ce film pour sa technique plus que pour les émotions qu’il procure. Même si certaines scènes m’ont touché, comme l’histoire d’amour des ados ou les scènes de dépression et de malaise dans le couple.

Au final, j’ai l’impression d’avoir assisté à un nouveau genre de cinéma, aussi expérimental que maitrisé et aussi complexe que simple. Un paradoxe sur pellicule et un véritable orgasme visuel.

Je doute que le public soit aussi réceptif que moi… mais je peux me tromper !

Sortie du film en France: le 13 janvier 2010

L’Hebdo Cinéma sur Canal +: au secours!

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, par Zem | Ecrit le 10-10-2009

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elise-chassaing-sexy-robe-1Ça faisait un moment que j’étais pas tombé sur l’Hebdo Cinéma sur Canal + (depuis Daphné Roulier en fait), et comme je me suis miraculeusement levé avant midi aujourd’hui, je me suis dit « allez, on va regarder ça ». Erreur.

Une émission sur le cinéma sur une chaîne hertzienne un samedi à midi, y a du potentiel, c’est le moins qu’on puisse dire. En plus avec une présentatrice aussi jolie, Elise Chassaing. Mais ça ne serait pas plutôt pour détourner notre attention du pauvre contenu de l’émission ?

En effet, j’ai cru assister à une énorme page de publicités.

Interview de Michael Douglas à propos des films US indépendants: une question. Interview de Max Records pour le nouveau Spike Jonze, Max et les Maximonstres: une question (débile). Sujet sur Clones, avec Bruce Willis: une question extraite de la conférence de presse, et j’en passe. En clair, pas une seule véritable interview.

Pour les sorties de la semaine, ne comptez pas sur Canal + pour vous dire ce qu’il faut aller voir, on vous offre quelques secondes de la bande annonce et bien sûr, aucun film n’est mauvais.

Enfin, le bonus de fin d’émission, c’est un peu le clou du spectacle: la bande annonce de Shutter Island de Martin Scrosese. Waouuuu, trop inédit !

cinema_cinemas_1Bref, même si dans l’ensemble quelques sujets sont intéressants (Juliette Binoche qui parle du Paris de Klapisch dans une école de cinéma à New York pour la sortie du film là-bas, par exemple), la rapidité avec laquelle ils sont abordés puis zappés fait que toute l’émission ressemble plus au sommaire d’une VRAIE émission qu’à autre chose. Au secours !

Dommage. Canal +, un des plus gros investisseur et créateur du cinéma français (et mondial !) nous offre 30 minutes de promo de supermarché en guise d’émission sur le cinéma ? De qui se moque-t-on ?

A quand le retour de Cinema Cinemas, ou simplement d’une vraie émission sur le cinéma?

Pour qui fait-on un film ?

Ecrit par Aineka | Dans les catégories Analyses, Par Aineka | Ecrit le 04-09-2009

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the_time_that_remains_2En sortant du film « The time that remains » d’Elia Suleiman, j’ai eu la sensation d’avoir assisté à un film trop personnel. Et donc je trouvais intéressant de vous faire partager cette réflexion : pour qui faisons-nous nos films ? Si tant est que les films appartiennent à leurs réalisateurs de nos jours…

Faisons-nous les films dans un but strictement personnel ou recherchons-nous à atteindre le public coûte que coûte ?

« The time that remains » nous raconte la vie d’une famille palestinienne (celle d’Elia Suleiman), de 1948, date de la création de l’Etat d’Israël, à aujourd’hui. Le réalisateur y interprète  son propre rôle.
Dit comme çà, ça a l’air nombriliste alors que non. Son film est chargé de tant de pudeur qu’il est parfois difficile d’entrer dans son univers. Pourtant je raffole des silences au cinéma, de l’univers et l’humour à la Buster Keaton (ici l’influence est évidente, avec les cascade en moins), et pourtant…

Je pense qu’un film doit être personnel pour être abouti. L’auteur doit mouiller sa chemise, se mettre à poil si l’on veut. Un peu comme un comédien, qui je trouve manque sa prestation lorsqu’il me fait croire que tout n’est que composition. Ce n’est pas la performance qui me touche mais l’intime. J’ai besoin de voir un comédien qui joue avec ses tripes, qui n’est pas là pour faire semblant. Ça me fait penser à « The Wrestler » avec Mickey Rourke, où l’on peut confondre la réalité et la fiction, vous voyez ce que je veux dire ?
Cet effort de la part du comédien, je l’exige aussi de l’auteur. D’ailleurs c’est en y mettant ses tripes que l’acteur devient également auteur. Si il n’y a pas cette touche, je trouve que ça manque de saveur. Mais parfois c’est tellement aromatisé que çà en devient indigeste. On peut évoquer le dernier film de Lars Von Trier « Antichrist », qui a totalement divisé le public mais qui de ses mots a été une thérapie.

violons1À l’opposé, il y a des films que je ne vais pas voir tant je me sens pris en otage en tant que spectateur. Par exemple, la bande annonce de World Trade Center de Oliver Stone m’a enlevé toute envie de voir ce film. Voir des pompier ensevelis dans les décombres et les violons qui sont là, tels des armes à feu vous mettant en joue en attendant que vos larmes coulent, me donne la nausée. Du coup je n’ai pas vu le film, je rate peut être quelque chose. Mais lorsque que je sens cette démarche, ce sentimentalisme, je fuis !

L’équilibre n’est pas facile à trouver et la ligne peut facilement être franchie. Souvent par peur de ne pas plaire ou que le film ne nous ressemble pas.

Parmi les bons exemples, je pourrais citer « We own the night» de James Gray. C’est un film sur l’univers de la police de New York. Univers dont est étranger James Gray, mais là où le film devient personnel c’est au travers de la tragédie vécue par les personnages. Le réalisateur a confié avoir ressenti le même dilemme que le personnage de Bobby, notamment parce qu’il a choisi de faire du cinéma, jugé métier ingrat par son père.
Ou encore le film anglais « This is England » de Shane Meadows. Le réalisateur à vécu la même enfance que le personnage de Shaun (le très jeune acteur, Thomas Turgoose, admirable !) au milieu des skinheads. Le film est d’ailleurs chargé de détails de vie qui lui donne son âme et son authenticité.
Dans ces deux films je trouve que les réalisateurs ont su trouver cet équilibre.

Roman Polanski a dit « a travers un film, on perçoit l’âme d’un réalisateur ».polanski
Jean-Pierre Jeunet a confessé «  Je réalise les films que j’ai envie de voir au cinéma ».

Quoi qu’il en soi, un film sans public n’existe pas.

Mes amis cinéastes, que préférez-vous ? Un film où vous respectez proprement un cahier des charges, pour accrocher le public, quitte à raconter une histoire qui vous est étrangère ? Ou un film fidèle à votre vision, déplu et incompris par le public ?