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Le court du mardi: The Passenger

Nom : The Passenger Date de sortie : 2006 Durée : 7′00 Genre : Animation, 3D, Comédie Réalisateur : Chris Jones Synopsis : Un brave fait sa promenage quotidienne et monte dans le bus. Quand il découvre ce qui l’attend à bord, il se rend compte qu’il aurait été mieux dehors dans...

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Trouver un producteur : quelques conseils

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, Autres, Cinéastes, Production, Réalisation, Écriture | Ecrit le 03-02-2010

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Par MG

Préambule : voici une pensée venue de l’intérieur, de ces entreprises que l’on appelle « sociétés de production ». Agent infiltré et rémunéré, j’officie au quotidien comme assistant de production (fonction hautement intéressante et polyvalente) pour l’un de ces maîtres de la pellicule que l’on appelle producteurs. Si je suis pris ou tué, vous nierez avoir eu connaissance de mes agissements, bien évidemment.

On parle tant et tant des difficultés à entrer dans le monde du cinéma qu’il est difficilement imaginables d’en voir la partie immergée, celle où des gens comme vous et nous travaillent sur nos films chéris. Et c’est lorsque la chance vous sourit que vous vous retrouvez tel Alice de l’autre côté du miroir, à regarder le monde extérieur tenter lui aussi d’intégrer cette « grande famille » du cinéma.

Or donc, comment aborder ce milieu extrêmement protecteur et réservé pour tout cinéaste qui se respecte ? Prenons le cas d’un auteur de scénario, qu’il soit scénariste ou (la plupart du temps) scénariste/réalisateur. Il est une tâche ardue, celle de devoir vendre son oeuvre à une société de production, seule à même de pouvoir créer le film. Et passer d’artiste à VRP ne s’improvise pas. C’est un peu comme chercher un emploi, ça demande une préparation en amont, et c’est souvent là que les choses se compliquent.

Je n’aurai pas l’arrogance de vouloir faire un état exhaustif d’un abécédaire d’une présentation de scénario, n’étant pas moi-même auteur, mais certains points semblent évidents pour ne pas être jeté dans les deux minutes à la corbeille. Et vu le peu de places à prendre, l’auteur a intérêt à soigner sa présentation.

Quelques petits trucs donc, après réception de quelques scénarios :

- Je passe les fautes d’orthographes, etc. non ?

- Sélectionnez votre producteur. Surtout si la société a quelques années d’existence, sa filmographie vous guide pour choisir parmi les centaines qui existent. Sinon c’est l’impasse assurée.

- Constituez un dossier simple : le scénario, le synopsis, une note d’intention, votre CV. Vous pouvez l’appuyer avec d’autres éléments (photos de pré-repérages, collaborateurs…), mais n’en faites jamais trop (dans l’épaisseur du moins). N’oubliez pas qu’ils reçoivent des dizaines de projets par semaine, et qu’ils ne sont pas obligés de les lire…

- De même, une présentation simple et sobre sera plus efficace qu’un enchevêtrement de style et d’effets visuels. Ça ne vous empêche pas d’avoir des idées ! Reliez l’ensemble des éléments pour faire plus efficace.

- Ne mélangez pas les pièces du dossier. Déjà vu : dans le scénario, à chaque séquence, un paragraphe expliquant l’intention de l’auteur. Brouillon, illisible et quelque peu insultant pour le lecteur. Généralement, s’il commence la lecture, il lira l’ensemble de votre dossier, et mieux vaut lui laisser la liberté d’imaginer l’histoire avant de lui en expliquer les tenants et les aboutissants.

- Ecrire une jolie lettre d’introduction à l’ensemble, en y laissant vos coordonnées. Ça fait bien, personnalisé et ça montre votre motivation !

- Ce qui peut montrer votre détermination, c’est aussi de porter votre projet en mains propres à chaque producteur. Plus contraignant, mais il faut se battre quelque fois pour se faire une place au soleil ! Evitez en tout cas l’e-mail anonyme, sans autre explications ; téléphoner à la production n’est pas inutile quelquefois.

Voilà quelques informations qui sont tirées de choses vues de l’intérieur, en espérant que cela puisse (un peu) servir. Il reste ensuite une bonne dose de chance, de contacts et de mystères dans toutes ces démarches. En espérant que rapidement vous n’ayez plus à vous présenter à un producteur, mais que ce soit lui qui vienne vous chercher…

Qu’est-ce qu’un film ?

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, Réalisation, par Zem | Ecrit le 18-01-2010

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Avec Aineka, nous avons récemment visionné un film sur Dailymotion. Ou plutôt une vidéo.

C’est une vidéo amateur, qui se veut « film ». Mais qu’est-ce qu’un « film » ?

Pour moi, un film est une histoire qui m’est montrée en vidéo mais avec des moyens. Des moyens qui font oublier que ce que l’on voit n’est pas réel. Le réalisme de la réalisation tend à nous faire oublier la réalité. Ce sont les films que j’ai toujours vus au cinéma ou à la télévision.

Or, ce que nous avons vu, c’était tout sauf ça. En effet, c’était tourné en DV, de façon très « amateur » : lumière non travaillée, cadrages maladroits, acteurs mauvais et histoire insignifiante. On est un peu tous passés par là, d’ailleurs.

Mais pour moi, ce n’est pas un « mauvais film », mais simplement une « mauvaise vidéo« . Et je pense que cette différence réside simplement dans le matériel utilisé et la qualité d’image finale fournie. Si l’image est trop « amateur », impossible pour moi de m’immerger dans l’histoire, aussi bien jouée puisse-t-elle être. Je pense sincèrement que l’esthétique compte tout autant que le jeu d’acteur ou le scénario lorsque l’on veut faire un « film ». C’est même décisif. (Exception faite de Blair Witch, où le côté « live » est le concept même du film, c’est-à-dire qu’on ne veut pas nous faire croire qu’il s’agit d’une fiction).

C’est pourquoi il me tarde de voir certains « amateurs » réaliser des films avec un réel budget, de vrais moyens et une équipe technique afin d’avoir un résultat plaisant à regarder.

En tout cas, pour les réalisateurs de cette « vidéo » dont je parlais au début, j’espère sincèrement qu’ils ne prendront pas la place d’autres qui ont du talent, parce que franchement, c’était quand même très mauvais ! D’autant plus qu’ils se prennent au sérieux dans une mesure qui les dépasse… On se croirait dans un film !

Mais finalement… qu’est-ce qu’un film ?

Les formats d’image: le casse-tête

Ecrit par Hephaistos | Dans les catégories Analyses, Par Hephaistos, Réalisation | Ecrit le 19-12-2009

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Depuis l’an de grâce 1895, les frères Lumière et la première diffusion du cinématographe, la technique du cinéma a plus qu’évolué.

On a d’abord travaillé avec de simples cases perforées sur support photochimique, qui se succèdent à une vitesse suffisante pour donner la sensation de mouvement à l’œil humain. On a finalement progressé pour capter à l’aide de cellules, des images qui seront retranscrites et codées en suites de 0 et de 1. Là où les modes de captation se cherchent et s’inventent, c’est un autre aspect de la prise de vue qui souffre de cette course technologique.

On parle donc maintenant d’une notion qui pouvait être autrefois évidente : le format !

cinematographe

Le point de mon article porte justement sur la complexité de cette notion, j’essaierai donc d’être le plus clair possible pour les non initiés. Car dans cette fameuse course, qui ressemble plus à un sprint qu’un marathon, c’est bien le bazar ambiant qui pose problème… Pour résumer, il existe beaucoup de formats d’images, vraiment beaucoup: 8mm, 16mm, super 16, 35mm, cinémascope, etc. pour la pellicule. Hi8, DV, HDV, Full HD, 4K et pleins d’intermédiaires barbares comme le 1650*1080 (environ, je ne sais même plus) cela pour le numérique.

Si on compose toutes ces tailles d’images variées avec la possibilité de travailler en 16/9, en 4/3, ou encore en 21/9, le cerveau commence à fumer !

formats

Ah oui, un dernier élément à ajouter, the last but not the least : la chaîne globale.

Je m’explique : prenons un film tourné en 35mm, pellicule donc, monté en numérique après avoir subit un Télécinéma, qui arrive chez vous en DVD et que vous jouez avec le lecteur Blue Ray de votre console de salon, le tout sur un tube cathodique en 4/3 via une péritel… vous pensez honnêtement voir ce que le réalisateur a voulu filmer ?

Vous n’avez rien compris ? C’est normal, moi non plus.

jeu_jouet_formesPour illustrer simplement mon propos : le jeune bambin joue à placer des pièces triangulaires, rondes ou rectangulaires dans les emplacements correspondants. Le soucis : il a aussi un joli maillet avec lequel il s’évertue de toutes ses forces à faire rentrer le rectangle dans le rond…

C’est tout le complexe du développement technologique. A évoluer pour évoluer, chacun de son côté, on se retrouve avec des incohérences aberrantes. Le manque de réflexion globale est impressionnant, et les technologies incapables de travailler ensemble. En bon cinéaste qui stocke consciencieusement les VHS depuis des années, je suis affligé de les lire sur un écran Full HD dernière génération qui sabote complètement mon film.

aspects_ratioEt en tant que réalisateur, quel format choisir ? La pellicule coûte une fortune, le full HD reste cher et déjà obsolète puisque le 4K est déjà dans le commerce…

Tous les autres formats ? Indiffusables… Et tant pis pour ceux qui avaient investis dans une solution de tournage !

Le plus dingue dans tout ça ? La moitié des contenus vidéos sont visionnés sur Internet en format DivX ! La moitié du temps en screener (oui vous savez, un mec filme avec une petite caméra dans un vrai cinéma et balance le tout sur le net).

Allez trouver une logique dans tout ça…

Imaginez ce que ressent Spielberg en s’imaginant quelqu’un qui regarde un de ses films en streaming. Ce n’est pas le piratage qui doit lui donner la nausée mais l’abomination visuelle qui sort de l’écran.

DaVinci02En ne rendant pas les « vieux » formats exploitables par les nouveaux, on se coupe tout simplement de notre patrimoine cinéma. C’est de visuel que nous parlons ne l’oublions pas.

Un réalisateur est comme un peintre : on ne coupe pas les bords de la Joconde !

La méthode Steven Spielberg

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, Production, Réalisation, par Zem | Ecrit le 20-11-2009

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steven_spielbergS’il est un cinéaste que tout le monde connait, c’est bien lui, Steven Spielberg.

Réalisateur de 7 des 17 plus grands succès du cinéma mondial, c’est un cinéaste universel.

Je suis récemment tombé sur une courte vidéo présentant la jeunesse du réalisateur et ses débuts au cinéma, vidéo réalisée à l’occasion du AFI Life Achievement Award qu’il reçut en 1995 (vidéo visible plus bas).

Dans cette vidéo, on y apprend l’enfance créative du jeune Steven, réalisant ses premiers films avec la caméra 8mm de son père. Il n’hésite pas à y mettre les moyens, jusqu’à faire participer sa classe au tournage d’un film de guerre. Il réussit également à tirer 100$ de bénéfices pour la projection de son film Firelight.

Mais ce que je ne savais pas et qui m’a impressionné, c’est l’audace avec laquelle il est arrivé à Hollywood. Trouvant un bureau vide dans un grand studio, il a mis son nom sur la porte et passa 3 mois sur les plateaux avant de se voir confier la réalisation d’un épisode de la série Night Gallery, avec Joan Crawford.

Depuis tout petit, il rêvait du cinéma et il a réussi à se l’approprier comme personne.

On peut débattre de la sincérité de ses films, de son style et de son coté « vendeur de pop corn », mais pour moi, Spielberg reste un génie du cinéma, au même titre que Charlie Chaplin. Sans parler de son poids dans la production de films (et de son goût ! Merci pour Gremlins et Retour vers le Futur !). Et ce n’est pas fini, son adaptation de Tintin risque bien de chambouler les choses une fois de plus…

spielberg_jackson_tintin

Seul regret pour ma part, le peu de scénarios originaux qu’il développe personnellement (comme Les Goonies, Sugarland Express pour lequel il a reçu le prix du scénario à Cannes, ou encore Rencontres du Troisième Type).

Mais lorsque je regarde La Liste de Schindler, je vois du grand et du beau cinéma. C’est ça la méthode Spielberg !


Quel est votre film préféré de Steven Spielberg ?