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A voir: le blog Ô! Scénario

Très belle initiative que celle d’Orphia qui nous propose, via son blog Ô! Scénario, des articles originaux et s’adressant aux scénaristes. Même si la plupart des articles ne parlent pas directement d’écriture, on y trouve toutes sortes de sujets intéressants comme la liste des...

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Trouver un agent ? Le problème !

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, par Zem | Ecrit le 06-03-2010

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Mardi 2 mars 2010 avait lieu la conférence sur le métier d’agent artistique organisée par le Collectif Prod. L’occasion pour moi de revenir sur ce métier et la recherche d’agent, étape tortueuse de tout comédien ou auteur.

Outre l’insipide blonde qui animait laborieusement cette conférence, les intervenants étaient plutôt intéressants et connaissaient bien leur métier. Étaient présents Jef Gaillard (agent / TSR Stratégie), Marie Servane Bargy (agent / Synapsis), Catalaine Knell (productrice), Sébastien Lachaussée (avocat) et Stéphane Botti (scénariste).

Ce dernier avait le discours le plus intéressant pour moi, car nous exerçons plus ou moins le même métier, lui étant scénariste et comédien et moi scénariste et réalisateur.

Son parcours professionnel est semé d’expériences plus ou moins fructueuses avec les 3 agents qu’il a pu avoir. Mais plutôt que de retranscrire ce qu’il nous a raconté, j’aimerais revenir sur un point particulier : la recherche d’agent.

En effet, il a passé 7 ans à inviter et relancer sans relâche les agents qui à l’époque où il jouait au théâtre étaient susceptibles de venir et d’être intéressés par son talent. Sept années infructueuses à dépenser une énergie folle à courir après des gens qui sont trop occupés à ne pas s’occuper de vous. De quoi en décourager  beaucoup.

Il y a quelques temps j’ai entrepris une démarche auprès des agences artistiques s’occupant d’auteurs car je commençais à être rémunéré pour mon écriture et je venais de terminer un dossier de long métrage prêt à partir vers les productions. J’ai donc envoyé un email à toutes les agences d’auteurs. Je ne me faisais pas trop d’illusions mais j’ai tout de même été étonné de voir que le discours des agences est le même que les productions : trop sollicitées, pas assez de temps. Pourtant, mon profil aurait pu les intéresser : j’ai de la matière à faire lire et je suis rémunéré pour ce que j’écris (donc un revenu certain pour l’agent). Alors que manque-t-il ?

Les quelques retours que j’ai pu recevoir me disaient qu’ils ne « recherchaient actuellement aucun talent ». Durant la conférence, des chiffres ont été donnés. 17 000 acteurs et actrices sont répertoriés en Ile-de-France pour 170 agents artistiques. Combien de ces 17 000 acteurs sont représentés ?

Heureusement pour moi, les opportunités arrivent d’elles-mêmes (ou presque), et je peux me passer d’un agent (et garder les 10% qu’il me prendrait au passage). Mais jusqu’à quand ? Qui faut-il connaître pour être entendu ? Qui doit-on avoir dans son carnet d’adresses ?

Je suis conscient de la difficulté du métier d’agent mais quand des artistes « rentables » n’ont pas accès à une représentation alors que certaines agences débordent de chômeurs, je pense qu’il y a un problème.

Mais où se trouve ce problème ? Je pose la question.



Qu’est-ce qu’un film ?

Ecrit par Zem | Dans les catégories Analyses, Réalisation, par Zem | Ecrit le 18-01-2010

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Avec Aineka, nous avons récemment visionné un film sur Dailymotion. Ou plutôt une vidéo.

C’est une vidéo amateur, qui se veut « film ». Mais qu’est-ce qu’un « film » ?

Pour moi, un film est une histoire qui m’est montrée en vidéo mais avec des moyens. Des moyens qui font oublier que ce que l’on voit n’est pas réel. Le réalisme de la réalisation tend à nous faire oublier la réalité. Ce sont les films que j’ai toujours vus au cinéma ou à la télévision.

Or, ce que nous avons vu, c’était tout sauf ça. En effet, c’était tourné en DV, de façon très « amateur » : lumière non travaillée, cadrages maladroits, acteurs mauvais et histoire insignifiante. On est un peu tous passés par là, d’ailleurs.

Mais pour moi, ce n’est pas un « mauvais film », mais simplement une « mauvaise vidéo« . Et je pense que cette différence réside simplement dans le matériel utilisé et la qualité d’image finale fournie. Si l’image est trop « amateur », impossible pour moi de m’immerger dans l’histoire, aussi bien jouée puisse-t-elle être. Je pense sincèrement que l’esthétique compte tout autant que le jeu d’acteur ou le scénario lorsque l’on veut faire un « film ». C’est même décisif. (Exception faite de Blair Witch, où le côté « live » est le concept même du film, c’est-à-dire qu’on ne veut pas nous faire croire qu’il s’agit d’une fiction).

C’est pourquoi il me tarde de voir certains « amateurs » réaliser des films avec un réel budget, de vrais moyens et une équipe technique afin d’avoir un résultat plaisant à regarder.

En tout cas, pour les réalisateurs de cette « vidéo » dont je parlais au début, j’espère sincèrement qu’ils ne prendront pas la place d’autres qui ont du talent, parce que franchement, c’était quand même très mauvais ! D’autant plus qu’ils se prennent au sérieux dans une mesure qui les dépasse… On se croirait dans un film !

Mais finalement… qu’est-ce qu’un film ?

Surprise : l’interview de Ben Dodd

Ecrit par Zem | Dans les catégories A voir, par Zem | Ecrit le 15-01-2010

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Il y a quelques temps nous vous faisions découvrir le court métrage « Surprise » de Ben Dodd. Un plan séquence très intriguant qui nous montrait un homme, une femme et un gâteau dans une salle de bain. Un plan très, très réussi.

Et Knorc, auteur du blog Miuwee sur le cinéma, en était tellement intrigué qu’il a retrouvé le réalisateur et l’a interviewé. Pour lire l’interview, cliquez ICI.

Et pour le court métrage, le voici à nouveau !

Projectionniste : un métier en danger

Ecrit par Zem | Dans les catégories Interview, par Zem | Ecrit le 09-01-2010

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Le métier de projectionniste, s’il est peu connu du grand public, est bien sûr essentiel au cinéma. Mais avec l’arrivée du numérique dans les salles de cinéma, c’est un métier qui se trouve en position délicate.

Portrait de Stéphane, projectionniste dans un cinéma Art & Essai à Arles, Le Méjan.

projectionniste

Parcours d’un projectionniste.

Je me nomme Stéphane Feuilloley, j’ai 38 ans. Je vis sur Arles (13) avec mon amie et notre jeune fils de 4 ans et demi. Mon parcours au départ n’a rien à voir avec le cinéma puisque j’ai passé un BAC G3 (commerce) et raté un BTS action commercial.

J’ai bossé en tant qu’interim dans pas mal d’entreprises sur divers postes avant de travailler 10 ans en tant que responsable de magasin pour Europa Discount (ED). Suite à un accident de travail ne me permettant plus d’exercer mon métier et grace à un plan de reclassement, j’ai passé un CAP d’opérateur projectionniste en 2006. Pourquoi ce CAP ? Hé bien ma passion pour le cinéma + un ami projectionniste, et me voilà changeant radicallement de voie !

Mes goûts cinématographiques se portent avant tout sur le fantastique en général (horreur, SF, etc.) mais j’adore le cinéma depuis sa création. Je suis fan de films comme « Freaks », « Frankenstein », « Nosferatu » mais aussi de « Certains l’aiment chaud », « 12 hommes en colère » ou encore « Fight Club ». Je pourrais citer ici des centaines de films et de réalisateurs comme Russ Meyer ou Alexandre Aja !

Un métier de passionné, où la polyvalence est au service du cinéma.

le_mejan1Je travaille actuellement dans un cinéma d’Art & Essai de 3 salles où je suis projectionniste polyvalent, c’est-à-dire qu’en plus de la projection, je fais la caisse et le ménage dans les salles.

Pour la projection, ma semaine commence le mercredi, jour des sorties de films, jusqu’au mardi, fin de semaine  cinématographique. Mardi et mercredi sont mes plus grosses journées puisque ce sont ces jours ou je reçois les films à monter (plusieurs bobines à monter ensemble pour en faire une seule représentant le film dans son intégralité en 35mm) et je démonte (phase inverse) pour un départ vers d’autres cinémas ou au stock. Le reste du temps, en alternance avec un second projectionniste, j’encaisse les spectateurs avant d’envoyer les films. J’ai, au préalable, chargé (mis en place) le film sur le projecteur et j’enclenche l’automatisme afin que le film soit projeté sur l’écran. Une fois les séances finies, je fais le ménage dans les salles.

En outre, je fais l’entretien des machines une fois par semaine, l’affichage dans le cinéma des programmes et des affiches de cinéma et je mets en place les programmes sur le blog que j’ai créé pour le cinéma. Durant la projection d’un film, je reste une majeure partie du temps à la caisse pour renseigner les gens de passage.
Régulièrement, je monte dans la cabine de projection pour vérifier que tout fonctionne parfaitement. Je dois être réactif immédiatement en cas de problème ou de panne pour réparer au plus vite et tenir les spectateurs au courant pour éviter au maximum le mécontentement.

A propos de la publicité au cinéma.

Autrefois, je bossais dans un cinéma grand public avec 4 à 5 séances par jour pour une rentabilité maximum. Les projections étaient constituées de bandes annonces, de pubs et du film. On m’imposait donc de mettre telle BA sur tel film mais par contre les pubs devaient être les mêmes sur tous les films. Etant donné l’origine régionale de nos pubs, j’avais un tableau me permettant de savoir les dates de passage pour chaque pub. En effet, les magasins peuvent payer un temps précis pour les passages à l’écran (1 jour, 1 semaine ou plus), le programmateur pub (ici Publicinex) se chargeant de recontacter leurs clients.

Donc pour des pubs longues durées, j’avais 4-5 exemplaires que je passais tout le temps, je vous raconte pas l’usure d’une bande au bout de 6 moins ! J’ai toujours trouvé pénible de perdre du temps à monter des pubs devant un film. Ca n’a aucun intérêt pour les spectateurs (sauf pour les habitués qui se marrent en imitant la voix-off  nasillarde vantant le superbe carrelage vendu dans la zone commerciale du coin). Mais si jamais je ne passais pas une pub et que le patron du magasin concerné était dans la salle à ce moment précis, j’étais bon pour une petite lettre recommandée.

Aujourd’hui, je revis ! Quand j’envoie les films, je ne suis pas obligé de rester 15 minutes à côté des projecteurs pour changer les formats entre pubs et films (c’était pas automatique à l’époque ou j’y étais). Je ne m’embête plus avec les calendriers de départ et d’arrivée des pubs (au moins 1 ou 2 par mois). Et surtout, les gens sont ravis de ne pas avoir ça à supporter ! Il y en a déjà trop à la télévision…

Quelle santé a le cinéma aujourd’hui ?

le_mejan2En 4 ans, j’ai vu qu’on attend toujours les films qui vont générer le plus de chiffre d’affaire, on ne parle pas d’Art dans les cinéma mais bien de chiffre d’affaire. Donc en thermes de CA, le cinéma se porte pas trop mal. Avec la crise, les gens vont plus au cinéma, principalement pour voir des comédies. Les chiffres par rapport aux années précédentes sont en évolution. Pour moi, au niveau artistique, cette année a été assez mauvaise. Entre les nombreux remakes américains, les suites, les films français qui racontent toujours les mêmes histoires, l’année est particulièrement triste. Même la 3D est encore pauvre en scénar digne de ce nom (interview réalisée avant la sortie d’Avatar ;) n.d.a). Je me tourne de plus en plus vers le cinéma indépendant ou des surprises peuvent pointer leurs nez à tout moment.

Un coup de gueule ?

Des dizaines ! Les projectionnistes sont considérés comme la dernière roue du carrosse, les gens sont des porcs et n’ont aucun respect mais ça c’est partout pareil, à quand des films de qualité pour nous éviter un prochaine lobotomie ? Et surtout, attention au cinéma numérique qui amènera la mort du métier de projectionniste s’il n’est pas géré comme il faut…

A propos du cinéma Le Méjan.
Place Nina Berberova, 13200 Arles

le_mejan3Il est situé au bord du Rhône dans un bâtiment abritant les éditions Actes Sud, les librairies Actes Sud, un restaurant marocain ainsi qu’un hammam. C’est un petit cinéma de quartier indépendant. Nous avons 3 petites salles de 99, 67 et 65 places. La plus grande salle est équipée d’un projecteur numérique (il y a un an maintenant ; plus petit projecteur numérique d’Europe à l’époque) et les 3 projecteurs 35mm sont des Victoria 5. Le blog du cinéma : http://lemejan.webs.com/

Un énorme merci à Stéphane pour sa disponibilité, ses photos et sa passion !
Si vous aussi exercez un métier du cinéma et que vous voulez en parler, le faire découvrir, pousser un coup de gueule, n’hésitez pas à nous contacter.

Formation Dixit sur la ficiton télé

Ecrit par Zem | Dans les catégories A voir, par Zem | Ecrit le 07-01-2010

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Du 25 au 30 janvier 2010, les excellentes éditions Dixit proposent une formation pour tous les acteurs (présent ou futur) du secteur de la fiction télévisuelle : La Fiction télé dans tous ses états.

Cette formation Dixit vous permettra :

* De connaitre très précisément les besoins des chaines en matière de fiction (chaines par chaine) et de vous inscrire dans ces besoins
* De comprendre la nouvelle organisation de la fiction dans le groupe France Télévision
* De confronter vos projets à la réalité du marché
* De bénéficier de l’expertise de professionnels de haut niveau
* De rentrer dans le détail du financement
* De comprendre l’arrivée d’internet dans le processus de diffusion

Direction :
Marie-Françoise MASCARO

11 professionnels de la télé interviendront :

- Marc BARBAULT (Producteur executif)
- Emmanuel ECKERT (fiction M6)
- Anne HOLMES (fiction FRANCE TELEVISION)
- Catherine JEAN JOSEPH (fiction TF1)
- Daniel JEANNEAU (Auteur Réalisateur)
- Laure KNAZIEF (Best seller to box office)
- Marie-Françoise MASCARO(Productrice)
- Quentin RASPAIL
(Producteur et Directeur du Festival de la fiction)
- François SAUVAGNARGUES (fiction Arte)
- Thierry SOREL (Fiction FRANCE TELEVISION)
- Mathieu VIALA (Making Prod)

Détails et inscriptions à cette adresse.

Cette formation Dixit vous permettra :

  • De connaitre très précisément les besoins des chaines en matière de fiction (chaines par chaine) et de vous inscrire dans ces besoins
  • De comprendre la nouvelle organisation de la fiction dans le groupe France Télévision
  • De confronter vos projets à la réalité du marché
  • De bénéficier de l’expertise de professionnels de haut niveau
  • De rentrer dans le détail du financement
  • De comprendre l’arrivée d’internet dans le processus de diffusion

Direction :
Marie-Françoise MASCARO

Avec 11 professionnels
de la fiction télé

- Marc BARBAULT (Producteur executif)
- Emmanuel ECKERT (fiction M6)
- Anne HOLMES (fiction FRANCE TELEVISION)
- Catherine JEAN JOSEPH (fiction TF1)
- Daniel JEANNEAU (Auteur Réalisateur)
- Laure KNAZIEF (Best seller to box office)
- Marie-Françoise MASCARO(Productrice)
- Quentin RASPAIL
(Producteur et Directeur du Festival de la fiction)

- François SAUVAGNARGUES (fiction Arte)
- Thierry SOREL (Fiction FRANCE TELEVISION)

- Mathieu VIALA (Making Prod)