Pas de nouvelles, bonne nouvelle ?

[ 16 sept 2009 | 2 Commentaires | Dans les catégories: Analyses, par Zem ]

ratp_retardS’il y a bien une chose que je déteste, c’est attendre après les autres. C’est une forme de dépendance, et moi, je l’aime bien mon indépendance.

Malheureusement, attendre après les autres est devenu une règle dans le cinéma aujourd’hui, et même dans tous les milieux artistiques.

Il faut toujours courir après les gens, les réponses, les coups de téléphone. Pourquoi ? Je n’en sais fichtrement rien ! La règle semble être devenue que rien ne peut se passer de façon fluide, motivante et rapide. Bien sûr, certains types de projets nécessitent d’attendre quelques semaines, voire quelques mois pour recevoir une réponse (comité de lecture, festival, etc.). Et encore, il est triste de constater que même pour les réponses négative, on peut aller se gratter.

C’est une véritable tendance qui se dessine et qui mine tout le circuit artistique. On demande une chose simple à quelqu’un, ce quelqu’un ne répond pas. Il faut le relancer. Pas de réponse. Nouvelle relance. Une brève réponse du type « oui, je vais te répondre ». Pas de nouvelles. Nouvelle relance. Enfin, des nouvelles (bonnes ou mauvaises).

TECH BITSJe déteste attendre les autres, j’aime quand les choses se font, j’aime le concret, l’action, l’entreprise. Or, peu de gens semblent partager mon avis, mon envie. Je sais très bien que l’on ne fait pas toujours ce que l’on veut dans la vie, mais lorsqu’on est lancé sur un projet et que l’on sait qu’on ne peut pas répondre tout de suite, on le dit. C’est la moindre des choses, vous ne croyez pas ? Eh bien, non, ce n’est, dans la pratique, pas la moindre des choses.

Quand on me propose quelque chose, un projet, une idée, je m’efforce de traiter cette demande au plus vite et de faire en sorte de ne pas handicaper tout un processus créatif. Si on schématise, ne pas donner de réponse, c’est freiner la créativité.

On ne travaille pas sereinement quand on est dans l’expectative. Faisons un effort, pensons à arrêter d’oublier: considérons les autres et agissons. Voilà mon coup de gueule !

C’est finalement comme pour le métro, la RATP a bien compris comment marche le cinéma: 1 seconde perdue en station = du retard sur toute la ligne.

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2 commentaires »

  • Pascale

    Nous dépendons toujours, + ou – des autres! C’est la règle d’une vie en « société »… Dans le domaine artistique c’est évident que l’on existe pas du tout si l’on est pas reconnu et apprécié des autres! Mais les autres c’est qui? Et leur avis compte, certes, mais ne devrais pas influencer sur ta création! Si tu aimes ce que tu fais il y a forcément « d’autres  » qui aimeront et même te répondrons!

  • @nikonova

    Ben, je suis 100 % d’accord !!!

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